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Systèmes Avioniques & Navigation : Systèmes globaux

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Systèmes Avioniques & Navigation : Systèmes globaux

Sagem, depuis les années 1960, est le spécialiste européen (et on pourrait dire aussi : "le premier spécialiste non-américain") de la navigation inertielle, un moyen de navigation aussi universel par son principe (la mécanique de Galilée, Newton, Coriolis, la gyroscopie de Foucault) que par ses applications (engins, espace, avions civils et militaires, navires et sous-marins, véhicules terrestres) et par son recours systématique aux traitements numériques avancés ("hybridation" avec la navigation satellitaire, filtrage de Kalman etc.). Ceci a très vite conduit Sagem au cœur des grands systèmes embarqués, et même au sol (préparation de missions, systèmes de commandement), et non pas en simple équipementier, mais en développeur et réalisateur de systèmes globaux. Dans ces systèmes, la composante "navigation" est même souvent passée au second plan, ou a parfois disparu, comme on peut le constater pour les exemples de systèmes suivants développés sous maîtrise d’œuvre Sagem :

Sagem, depuis les années 1970, a acquis la capacité de moderniser les aéronefs de tous types (avions et hélicoptères), en commençant par les équiper de systèmes de navigation/attaque à base de centrales inertielles et hybridation GPS. Cette modernisation a ensuite englobé les fonctions optroniques des aéronefs (imagerie thermique frontale, boules multifonctions gyrostabilisées pour hélicoptères etc.) et leurs armements (voir ci-après AASM : Armement Air/Sol Modulaire). Elle touche maintenant à l’équipement personnel du pilote, à qui Sagem fournit des viseurs de casque "tout optronique" très avancés (viseur Gerfaut sur Rafale, par exemple).

Des systèmes globaux à composante navigation "intégrée"

  • L’armement AASM (Armement Air Sol Modulaire), emporté par quantité de six sur le Rafale, comporte autour d’une bombe de 250 kg, un kit de propulsion et un kit de guidage où la composante navigation semble peu apparente. Pourtant, elle est des plus sophistiquées, avec un couplage inertie/GPS dans l’arme comme dans l’avion, un "alignement en vol" de la première sur la seconde, un guidage inertie/GPS en vol après largage, et même, dans la version la plus précise, un guidage terminal inertie/optronique (infrarouge). Le tout préparé avant vol par un système informatique avec bases de données cartographiques et d’imagerie numérique.

fantassin FELIN

  • L’équipement du fantassin FELIN est un système de micro-informatique en réseau permettant le "combat info-centré" par échange d’informations multimédia entre les intervenants (données, images des viseurs etc.). Pourtant, la composante "navigation" n’en est pas absente : le fantassin se positionne par GPS, et peut transmettre les coordonnées géographiques d’une cible qu’il observe par un viseur doté d’une télémétrie laser.

Des systèmes globaux à composante navigation "en filigrane"

  • SLPRM (Système Local de Préparation et Restitution de Missions) est un ensemble de stations de travail permettant la préparation et le "rejeu" (simulation à posteriori) de missions aériennes, sur fond de cartographie numérique et d’imagerie du terrain. Il peut fonctionner de manière autonome, ou être intégré dans un système en réseau numérique plus vaste de commandement air qui relie diverses bases aériennes, fixes ou "projetées". La composante "navigation" y est en ligne de mire. C’est aussi le cas dans le système de préparation MARS, orienté vers la portabilité.

  • Le système d’informations de bord de l’avion Airbus A-380, est en quelque sorte un Intranet embarqués et hautement sécurisés. Son niveau de sécurisation est du même ordre que celui des systèmes de navigation/pilotage numérique/commandes de vol dont Sagem est depuis longtemps un protagoniste.