Sagem, à partir des années 1960, a appliqué ses compétences en navigation au domaine maritime et aérospatial, domaines "ouverts" où il n’y avait pas de réelle alternative au guidage inertiel. Ce n’est qu’à partir des années 1970 et surtout 1980 que la navigation autre que purement visuelle a commencé à s’appliquer au domaine aéroterrestre, en y introduisant les deux composantes qu’on y trouve pratiquement partout aujourd’hui : la composante gyroscopique, et la composante GPS.
La composante GPS (connaissance de la position géographique dans les trois dimensions) se trouve aujourd’hui partout dans l’aéroterrestre, de par sa compacité et son faible coût : blindés, hélicoptères, drones, et même, finalement, fantassins. Sagem en propose toute une panoplie, y compris dans des micro-systèmes aussi portables que les jumelles multifonctions.
La composante gyroscopique est également présente partout, mais à des niveaux de raffinement divers. Dans les systèmes de visée/observation (chars, hélicoptères, drones), et dans les conduites de tir, on la trouve au minimum pour la gyrostabilisation des lignes de visée. Mais la gyroscopie se trouve aussi à un niveau plus sophistiqué dans les références de nord géographique, et même dans les références inertielles, qui fournissent une réelle navigation "hybride" (inertie/GPS, filtrage de Kalman) à l’artillerie, aux chars, aux hélicoptères et aux drones. Quand ces vecteurs n’en sont pas encore équipés, il existe toutes possibilités de modernisation.
Enfin, la navigation sera le dénominateur commun indispensable à tout système de combat en réseau info-centré du futur (Network Centric Warfare, Bulle Opérationnelle Aéroterrestre), puisque toute coordination demande une connaissance précise de la position géographique tridimensionnelle de l’ensemble des acteurs et des vecteurs.