Les systèmes les plus raffinés de navigation et d’avionique se trouvent dans les applications aéronavales. Non seulement le porte-avions, par exemple, doit disposer d’un navigateur inertiel "hybridé GPS", mais chacun des avions embarqués possède le sien. Et ils ne peuvent fonctionner chacun pour soi : les navigateurs d’avions doivent "s’aligner à la mer" (s’initialiser sur le pont d’envol) sur le navigateur du navire, qui lui transmet ses données par un lien numérique infrarouge.
De plus, lorsque l’avion d’armes emporte un armement guidé comme l’AASM (Armement Air Sol Modulaire), ce dernier, doté d’un navigateur inertiel hybride lui aussi, doit "s’aligner en vol" sur le navigateur de l’avion. Voilà qui demande beaucoup de technologies et de logiciels, "temps réel" dans l’avionique, ou autrement, dans les stations au sol indispensables pour préparer des missions aussi complexes.
Un peu moins complexes, les drones navals ne manquent pas non plus de systèmes appliquant les mêmes architectures et les mêmes technologies (navigation inertielle, gyrolaser, optronique etc.).
Pour les systèmes purement navals (navires de surface, sous-marins), la complexité n’est pas moindre (pour les sous-marins avec périscopes de recalage, surtout). Et pour les navires de surface, si la navigation est plus basique (quoique toujours inertielle "hybridée"), elle se prolonge par des conduites de tir qui réintroduisent beaucoup de "sophistication".

